Le Palais du Tau, ancien palais archiépiscopal dont l’appellation correspond à sa forme en T (tau en grec), présente au public le trésor historique de la cathédrale de Reims ; c’est  l’un des plus importants de France, avec les tentures de tapisseries et la sculpture médiévale déposée de la cathédrale.

 

Connaître le palais du Tau à Reims

C’est à son plan en forme de T (« tau » en grec) que le palais doit son nom ; cette désignation est attestée dès 1131.En mémoire du baptême de Clovis par saint Remi, à Reims vers 496, l’usage s’instaure d’y sacrer les rois de France. C’est en ce Palais que résidaient les rois pour leur couronnement et c’est aussi de là, que partait le cortège royal et que se déroulait le fameux festin après le sacre dans la grande salle du Banquet.

De la première résidence épiscopale, il reste la chapelle palatiale reconstruite vers 1220. A la fin du XVe siècle, l’archevêque Briçonnet réaménage le Palais avec une nouvelle façade flamboyante, entièrement semée de fleurs de lys

 

Histoire du bâtiment

De son histoire, le bâtiment du Palais a connu divers évènements. Une reconstruction presque complète à été entreprise, entre 1688 et 1693; l’ordonnancement classique des façades, remplace le décor flamboyant. En 1914, le bâtiment est incendié tandis que la charpente de la cathédrale est la proie des flammes.

Au lendemain de la première guerre mondiale, l’architecte en chef Henri Deneux engage des restaurations et des fouilles dont une partie est présentée dans les salles basses médiévales du Palais. Les monuments historiques restaurent le Palais dans ses aspects classiques et médiévaux et le monument est rouvert au public à partir de 1972.

 

Le musée du Palais du Tau

Reconstruite à partir de 1211, la cathédrale de Reims actuelle est un chef d’œuvre de l’art gothique, indissociable de l’histoire du sacre des rois de France. Ancienne demeure de l’archevêque de Reims, le Palais du Tau, remanié à plusieurs reprises, a conservé sa chapelle palatine du XIIIème siècle, et les lieux de mémoire du sacre royal.

Aujourd’hui musée, il abrite la plus importante collection lapidaire de France : les sculptures déposées de la cathédrale y sont conservées, entre autres, des pièces d’orfèvrerie comme le talisman de Charlemagne du IXème siècle, le calice du sacre du XIIème siècle, des reliquaires dont celui de la sainte Epine du XVème siècle ou de la sainte Ampoule de 1822.